samedi 23 août 2014

Saramène des nouvelles

Bonjour à tous, 

voilà il est vrai que j'avais complètement abandonné ce blog, j'ai un peu honte de vous avoir laissé sans nouvelles, parce qu'il paraît que vous étiez quelques-uns à attendre des articles. C'est dur de s'y tenir à ces choses-là.... et puis après tant de choses se passent qu'on ne sais plus par où commencer quand il s'agit de les raconter. 
En quelques mots, je peux dire que mon expérience au Togo a été très riche, en émotions, en activités professionnelles, en rencontres, en découvertes... Ce pays est magnifique, les togolais sont super, le pays est beau, et je me suis régalée dans mon travail, deux équipes au top. Bref le retour n'a pas été évident, et puis finalement on reprend vite les habitudes... on essaye de garder les contacts autant qu'on peut, mais on est plus là-bas, on ne vit plus les choses au quotidien, et puis on ne sait pas quand on va revenir. Je suis rentrée depuis début avril maintenant, de nombreuses personnes sont venus me voir, Jojo et Clara ont été les derniers à me faire vagabondé dans le pays. Des supers moments, beaucoup de routes avec mon ami fidèle Patoch' (ma voiture). Une apparition au piano dans un spectacle de danse, un spectacle de danse contemporaine avec des copines (et Clara en groupie dans les spectateurs), un voyage au Ghana avec des amies, etc...  Que dire de plus, peut-être que des anecdotes que j'aurais envie de partager se rajouteront à ces pages, peut-être quelques photos.
Puis pendant ces 5 mois en France, j'en ai profité pour me former, pour revoir des amis, pour aller en Italie, à Paris, en Suisse, dans les Alpes, au Havre, fêter les 80 ans de la grand-mère, déménager les parents profiter de quelques fêtes!

Mais maintenant il s'agit aussi de laisser la place à une nouvelle aventure. Je retourne sur le continent africain, mais je me décale un peu vers l'Est, mais pas trop, pour arriver en République Centrafricaine!! 
Me voilà partis pour un premier contrat de 5 mois avec l'ONG Coopi (italienne), en tant qu'assistante du chef protection, à Bangui et Bossongoa. Les deux thèmes sur lesquels je travaillerais sont les enfants soldats et les femmes victimes de violences sexuelles. La situation en RCA est un peu moins calme qu'au Togo, l'expérience sera enrichissante d'une manière différente. J'espère pouvoir vous en dire plus une fois que je serais sur place. En attendant une petite carte:



samedi 9 novembre 2013

Sarapasse les frontières

Malgré la montagne de travail sous laquelle je croule actuellement avec l'organisation du séminaire, j'ai quand même décidé de prendre le jour férié du 1er novembre pour me détendre un peu. 
C'est ainsi que Patoch' nous a emmené Ines, Hélène et moi au Bénin. Et ben si, passer les frontières au Togo est monnaie courante quand on veut passer un w-e en dehors de Lomé: le Ghana et le Bénin sont à une 40 aine de km l'un de l'autre, la côte togolaise est vraiment petite. 
Nous avons bien eu raison de nous échapper, ces 2 courts jours: pas de téléphone, pas d'internet, peu de pensées pour le séminaire. Destress complet. On en a même profité pour, pendant qu'on faisait une halte dans un maquis pour boire un verre, se faire faire les ongles par une tata! Je suis ressortie avec les ongles bicolores et des paillettes: Dav t'aurais adorés ça ;-)
On est ensuite allées jusqu'à Ouidah, ville où les départs pour la traite négrière était très nombreux. Nous avons refait le musée (je l'avait il y a un peu plus d'un an avec Côme), et une partie de la route des esclaves avec un guide. Ce musée reste toujours très intéressant.  L'histoire est dur. Très dur. ça ne m'a pas changé de mes sujets quotidien et ça montre bien que la Traite est phénomène vieux et durable. Mais on est pas là pour parler de ça. 
Après un petit tour sur la plage nous sommes retournées à notre hôtel, très très très jolie, très calme où nous avons presque fait craqué le jeune chargé de tenir l'hôtel avec toutes nos conneries ;-) Après un dodo, nous avons un ptit déj super tranquillou a papoté, décollage pèpère pour la source d'eau naturel "Possotomé" où nous avons remplit nos bouteille (mais l'eau sortait chaude). Enfin nous avons finit notre petite excursion à la plage, petite baignade puis smoothie dans un hôtel en jouant au Yams. Au top. 
De retour, Achille m'avait dit qu'il y avait un gros bateau, un phosphatier, qui était à Kpeme, mais quand on est arrivé on ne l'a pas vu... ça ne nous a pas empêché d'aller au bar "Agbedo" et de rentrer sur Lomé à la nuit tombé. 
Du coup, c'était samedi soir et on était à Lomé, Hélène et moi, mais beaucoup de nos potes étaient partis en w-e, au Ghana surtout, alors on est allé voir nos amis de la danse, une très bonne soirée. 
et le dimanche jour de l'anniversaire de ma maman j'ai fait une tarte au citron, et j'ai bien pensé à elle en l'a faisant, pour mes copines, qui ont adoré cette recette!!!

On est samedi 9 novembre, le temps passe vite. Hier soir je suis allée au Spectacle de Mamane (l'humoriste d'RFI) c'était chouette! Le séminaire c'est du 13 au 15, ça approche, mais ça va le faire! Je vous dirais ça quand ce sera fini. 

Au fait: j'ai 3 nouvelles colocs maintenant: Camille, Margot et Clementine. Après un mois toute seule, depuis que Marine et Annie ont décidé de déménager, nous voilà 4 à la maison. C'est agréable le changement!!

Allez, à tantôt!

mardi 29 octobre 2013

Sarame à recullons

Est-ce que ce serait pas ça un peu de temps en temps la nostalgie... ramer un peu en arrière en espérant que le temps s'arrête... ou ralentisse... et essayer de toucher du doigt un point d'attache que l'on viendrait de lâcher...  C'est un regard, un moment, plutôt agréable, on regarde cette attache avec envie, avec sourire, et on s'en détache.
et oui, quand on est loin, c'est moment de nostalgie sont d'autant plus là qu'on a du mal à les partager, parce que ça ne dit à personne ce qui Nous, Personnellement, manque ou nous rend mélancolique. Ce sont des choses que l'on retrouvera en rentrant, on qu'on aura laisser définitivement tomber (volontairement ou pas). Est-ce que c'est parce que le temps de la fin arrive pour moi? la fin de l'expérience togolaise... ou est-ce parce qu'en ce moment j'ai énormément de boulot, de stress, de responsabilités.... que je suis plus à fleur de peau (tiens c'est rigolo ce jeu de mot fleur de pot ) et sensible. 
C'est aussi, les moments de nostalgie, des moments où l'on s'aperçoit que le temps passe très vite (est-ce que les esquimaux s'en rendent moins comptent parce que le soleil se couche moins souvent?). Un exemple, tous mes marques pages sont des photos, et ce soir, j'ai par hasard regardé ce que j'avais écrit derrière la photo. C'est une photo que je connais bien, de Julien et David un noël chez les parents de Fanny, très jolie photo couleur sépia. et ben, j'en revenais pas, cette photo date de 2006, il y a 7 ans, j'en avais 18. 

J'en suis à mon 3ème Togo, en 1 an et 7 mois. Pas mal non? J'ai commencé par un premier, avec une première coloc', ça n'a pas été top, elle partie au bout de 3 mois environ, entre temps j'ai eu un mec, Côme (avec qui je suis restée pas loin de 8 mois, il m'a quitté, j'ai pleuré, je m'en suis remise), 2 nouvelles colocs sont arrivées, tout s'est bien passée, j'avais de bon pote. Puis Côme m'a quitté, j'en ai un peu bavé... ça arrive, et puis mes relations ont changé. Mes potes m'ont un peu laissé, et petit à petit mes colocs se sont éloignés. J'ai été 2 fois à Bobo Dioulasso, j'ai reçu de la visite: Aude 3 semaines, Joao 1 semaine, Hugo 1 semaine, les parents 10 jours (qui l'eut cru!). J'ai postulé à un poste d'experte sur la traite des personnes auprès du MAE français, mais pour être basé à Lomé, j'ai du passer l'entretien à Paris, début septembre, tout c'est bien passé. Mais finalement ils m'ont répondu que j'étais trop jeune (ils ont pris une fille de 31ans, elle a des bonnes expériences, mais elle a pas l'air de s'y connaître en traite). Tant pis, j'aurais autre chose. Puis en rentrant de Paris mes colocs m'annoncent qu'elles partent de la maison, elles vont se trouver un autre logement. Je ne pensais pas que ça allait mal, j'étais un peu triste, mais ai accepté leur décision. J'avais pas vraiment le temps de me préoccuper de ça de toute façon, j'ai un séminaire sous-régional à préparer pour les 13-14-15 novembre. Et puis c'est la vie on ne va pas s'arrêter là. Et puis du coup j'ai encore de nouveaux amis, des gens vraiment bien, présents... il faut du temps aussi pour trouver les personnes qui nous correspondent. Une autre chose qui me fait réellement du bien, mes cours de danses. J'y vais 3 fois par semaines, je me défoule, je me régale...
C'est un petit point rapide sur ma vie ici. 
Ce week end je devrais partir avec une copine, Hélène au Bénin, vers la plage, essayer de décompresser un peu. J'espère que vous pensez à en faire de même de temps en temps!

Dans la salle de danse avec un ami danseur: Edem. Entourés de tableau d'un ami artiste Jerry Orlando

Le petit de ma voisine: Bienvenu, tranquillou un matin dans son carton

et si... de temps à autre, je suis formatrice!!! Togo, pays de beaucoup de 1ère expérience!!!
 

jeudi 24 octobre 2013

Sarassure des nouvelles? peut-être... parfois!

et voilà, 
le temps passe et passe, mais ne repasse pas.
Que faire? vivre pleinement... en tout cas c'est une chose que j'essaye de faire.. et ce n'est pas toujours évident. Une manière de me justifier? oui peut-être, justifier mon absence de nouvelles via ce blog... ce n'est pas faut de ne pas vouloir vous donner de nouvelles, mais plutôt parce que j'essaye de vivre chaque moment pleinement, et que quand j'ai envie de vous donner des nouvelles parfois c'est aussi pour avoir un rapport direct: des rires, des histoires, des blagues, du soutien, de la tendresse... alors oui, je n'ai pas donné beaucoup de nouvelles. Mais j'ai vécu. J'ai connu, partagé, échangé, chanté, joué, campé, travaillé et plein d'autre mot finissant en é. 
Ces derniers temps le travail c'est intensifié, à passer autant de temps au travail qu'à la maison. Plus le temps d'écrire des articles au taf, depuis peu je me suis autorisé à avoir internet à la maison (à cause du boulot au départ). La pratique de la danse  2 à 3 fois par semaine me permet de souffler. Et puis j'ai de très bonnes copines qui habitent à côté.
J'ai eu la chance et le bonheur d'accueillir la madre et le padre... si on m'avait dit en partant qu'il viendrait je vous aurais rit au nez. Je crois qu'ils se sont régalés. vraiment. On a vu de belles choses, et ils m'ont fait dormir en tente toute la semaine. C'était super. 

lundi 8 juillet 2013

Saratatouille

Toute la semaine dernière un pote du Togo, Hugo est venu dormir à la maison, pour sa dernière semaine. Il avait fait un stage/bénévolat dans une asso membre du RELUTET dans la région centrale. 
Samedi 6 juillet, pour son dernier jour je l'ai fait jouer au foot dans l'équipe de la communauté française contre l'équipe du ministère des affaires étrangères et de coopération Togolais. Bon, notre équipe n'en était pas une vrai.... Elle s'est construite par les plus motivés, des collègues, des volontaires, et puis finalement des togolais aussi. Au final il y avait une 20 aine de personnes qui jouaient (à tour de rôle) et puis comme ils n'étaient pas entraînés faire un match en entier c'était pas facile. Mon pote Hugo, ben je lui avait demandé s'il voulait bien se lever un samedi matin 6h30 (ça a pas été facile pour moi non plus la supportrice, parmi une quinzaine d'autre copine), et le pauvre comme c'était le seul à avoir un maillot vert, alors que tout le monde été en jaune il a été désigné Goal! et sans gants mes chers, sans gants! et ben il a cartonné!!! 
Après ce petit match on a préparé un petit pique-nique: avec une espèce de tarte à la ratatouille, un cake fromage courgette, du brie, de la tapenade verte... qu'on a fait au bord du Lac Togo, un très très chouette endroit. A 4: Hugo, Hélène, Lucie et moi. Des bonnes poilades, une petite partie de contrée. Sur le retour on a fait un petit arrêt dans un bar sur la plage. Vous savez quoi? ben on a eu froid! et pourtant j'avais un gilet et une écharpe ;-)
Une excellent après-midi avant de déposer Hugo pour son retour en France. 
Voilà pour les quelques nouvelles récentes.
J'espère réussir à vous faire quelques articles flashback pour que vous puissiez profiter de certaines de mes aventures précédentes!
Les photos ne vont pas tarder, faut que je capte la technique pour les réduire en qualité!

Sarah vi

"Vi" en Ewe signifie petit. Alors pourquoi "Sarah vi" comme titre pour ce post.
Parce que oui mes amis le 27 juin 2013 une petite Sarah est née!! Si si la secrétaire du RELUTET a appelé sa fille du même prénom que moi! chouette, non?
ça fait chaud au cœur... alors je suis allée voir la petite à la maternité le lendemain de sa naissance!
dès demain je vous mettrais une petite photo du Bébé!!

jeudi 20 juin 2013

Sarhallucine!

Je me lance, je repars en arrière, et je ne mets pas de titre-jeu de mots, en effet rien que d'y réfléchir ça me prends trop de temps, et au finish (mot très souvent utilisé au Togo) je n'écris rien.
J'avais promis de parler de cette fameuse balade que nous avions faites avec Guillaume au mois de février. Le Mont Agou: plus grand Mont du Togo: 983m (notre Lub au moins à atteint les 1000 ;-) ). 
Nous partîmes 500, ça sentait bon le thym... non je déconne! L'histoire ne commence pas comme ça, mais plutôt: Nous devions partir vers 10h30, 11h de Lomé, je me suis donc apprêtée pour cette heure là, quand coup de téléphone: " désolée Sarah j'ai un peu de retard, je me suis pas vraiment réveillée, mais j'arrive d'en 20 min!". J'attends donc. J'attends. J'attends encore. A midi je le rappelle. Il me dit qu'il arrive il est à 5 min de la maison. 
Ce malchanceux en fait, avait griller un feu orange. Comme il ne voulait pas payer l'amende (le backshish) il a négocié, négocié, et s'est retrouvé en direction du commissariat. Finalement ils ont décidé de ne rien lui faire payer et de le laisser partir. Mais il est arrivé bien en retard. On décide de quand même prendre la route. Son 4*4 (un peu vieux et bringuebalant, (Guillaume si tu lis ça un jour ne m'en veut pas...)) tremble. Tremble vraiment fort. On ne s'inquiète pas plus que ça, mais on tient un peu les portières et on braille pour se comprendre. D'un coup PAF!! la roue avant droite pète, se déchiquette.... la loose. On s'arrête, obligé, on regarde. Je lui demande s'il a un Cric, mais il croit que non. Finalement un Taxi s'arrête, on a une moitié de matériel, il force comme ils peuvent, et on remplace la roue cramée par une roue de secours bien limée. Mais "ça va aller" comme on dit ici! Honnêtement ça m'a vraiment bien fait rire. 
Après avoir remercié avec un ptit billet tout le beau monde qui nous avait aidé on redecolle. On décide d'aller un peu plus loin pour acheter une nouvelle roue, parce qu'on avait pas trop confiance en la roue de secours. Evidemment c'était pas une roue très facile à trouver. Le gars nous dit d'aller faire notre ballade, que pendant qu'on est pas là, il va aller dans la grosse ville la plus proche (Kpalimé) aller chercher notre roue. 
Nous allons donc au départ de la ballade. On commence à marcher sous la chaleur. On s'enduit un peu de crème solaire avant de ressortir écarlate. On marche, on papote, c'est sympa. Puis tout doucement ça commence à se couvrir, à s'assombrir, à venter.... mmmhh c'est mauvais signe. On avance quand même. Les petits courent et nous disent "il va pleuvoir". Honnêtement, là, il faisait vraiment noir. Impressionnant. C'était la nuit. On commence à sentir 2 gouttes d'eau. Puis on entend la pluie, très fort, mais ça ne nous touche pas. Elle s'était arrêtée peut être à 10 ou 20m de nous. Hallucinant. Alors on recommence à marcher (parce qu'on s'était abrité). Arrivée au village d'après on nous maintien l'idée qu'il va pleuvoir, on décide alors d'arrêter notre ascension et de descendre par les villages. C'est beau. ça se ré-éclaircit. Mais tout de même vu l'heure qu'il est il vaut mieux qu'on redescende, il n'est pas très bon de rouler de nuit, les routes sont mauvaises, et puis on doit récupérer une roue. 
Quand même, pour fêter cette journée étrange, on prend le temps de se payer une petite bière, avant d'arrivée à Lomé!!!